TURNER

TURNER
"San Giorgio Maggiore at Dawn" (Image libre de droit extraite de "Web Gallery Of Art")

JAMES ENSOR

« le prince des princes ».

Contemporain de Van, Gogh d’Edvard Munch… Né le 13 Avril 1830 dans un vieux quartier d’Ostende en Belgique, peintre et graveur.

Incarnant l'inquiétude moderne, l'esprit de provocation, le conflit entre l'artiste et la société… D’une « ironie » implacable. À l’humour parfois macabre. Dès ses débuts, il semble fasciné par des motifs fantastiques cherchant la représentation des sentiments, à l’aide d’un vocabulaire figuratif symbolique particulier : Le masque, le squelette… Ces figures imaginaires traduisant la haine, le dégoût, l’angoisse, la cruauté, l’ironie, peuplent ses oeuvres…


Peut-être, précurseur d’une nouvelle conception de l’espace ?



Par l’utilisation de la frontalité dans ses représentations sur un même plan et l’abandon de la perspective. Sa palette truculente, va du naturalisme à l'expressionnisme, au surréalisme, en passant par l'impressionnisme, le symbolisme et le fauvisme.


Revendiquant pour le laid une place dans la peinture, il pensait que la vie n’était en sorte qu’une vaste farce et qu’il valait mieux en rire en toutes circonstances, traquant en permanence derrière les visages qu’il peignait le ridicule de l’apparence.


« Je me suis joyeusement confiné dans le milieu solitaire où trône le masque, tout de violence, de lumière et d’éclats. Le masque me dit fraîcheur de ton, expression suraiguë, décor somptueux, grands gestes inattendus, mouvements désordonnés, esquisse, turbulence. »

Inventeur de l’expressionnisme ?


Bien des années avant que les critiques par opposition à l’impressionnisme ne donnent ce nom à un nouveau courant de peinture.

Il n'a en fait, élaboré aucune théorie artistique, mais a assimilé, en se jouant de leurs limites, toutes celles qui se sont succédé.

Méconnu pendant de nombreuses années, il sera adulé dans sa vieillesse, alors qu’il ne faisait que de survivre…

Il laisse une œuvre gravée et dessinée, aussi diverse que sa peinture est considérable.

Son père était d’origine Anglaise, sa mère Flamande, sont propriétaires de plusieurs boutiques, et vendent aux touristes des objets, souvenirs et bibelots divers et variés.

James Ensor ne se révèlera pas être un bon élève, seul le dessin l’intéressait, aussi ses parents acceptent que deux aquarellistes le prennent en charge pour son apprentissage de peintre.

-En 1876, il va peindre ses premiers tableaux sur le « motif ».

Plus tard, il rentrera à l’académie des Beaux Arts de Bruxelles, où il s’ennuiera beaucoup. Il aura la chance de rencontrer la famille Rousseau (Une seconde famille pour lui) avec laquelle il se liera d’amitié (Ernest Rousseau professeur de chimie et recteur de l’université) et s’entretiendra d’art, de littérature, botanique… le fils, étudiant en médecine.

-1883 rencontre, avec Octave Maus fondateur du groupe des « XX » dont le but était de développer et de faire connaître tout ce qui est innovation dans le monde l’art figuratif, ainsi que de la musique, de se battre pour la liberté de l’art, mais le groupe se retrouve très vite en contradiction avec le travail d’Ensor le jugeant :

« Indéfendable et inutilement scandaleux ». Il sera souvent exclu des expositions. Néanmoins il continuera à faire parti du groupe.

-En 1899 la revue « La plume » à Paris lui consacre un numéro spécial.

-Un mécène : François Franck, défenseur acharné de son œuvre, l’introduit dans le cercle artistique d’Anvers, le musée de la ville acquiert quelques-unes de ses œuvres. Le poète Emile Verhaeren publie une monographie « James Ensor ». c’est alors que ses œuvres commencent à trouver un marché.

-1920 la galerie Giroux de Bruxelles organise sa première rétrospective. Une série d’expositions vont suivre : Paris, Venise, Hanovre, Londres Bruxelles… Le roi Albert le fera « Baron ».


-19 Novembre 1949, il décède dans une clinique d’Ostende.


Beaucoup d’artiste comme Alechinsky, Nolde, Grosz ou Kubin se réclameront de son œuvre se reconnaissant une dette à son égard.

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