TURNER

TURNER
"San Giorgio Maggiore at Dawn" (Image libre de droit extraite de "Web Gallery Of Art")

A PROPOS D'ODILON REDON

ODILON REDON
(Bordeaux 1840-Paris 1916)
AU MUSÉE D’ORSAY :

Du 16 octobre 2007 au 6 janvier 2008.
Une œuvre visionnaire.
Odilon Redon, un des précurseurs du mouvement Surréaliste. Membre fondateur du salon des Artistes Indépendants. En quête de mondes imaginaires nés de l'inconscient, au sens poétique fort. Isolé parmi ses contemporains, loin de la démarche des impressionnistes, Odilon Redon reste à l’écart des mouvements de son temps. Son œuvre sera longtemps incomprise, fera même parfois scandale.
À travers ses fusains, et gravures, de sa période dite :
«Des noirs» jusqu’en 1895, il va développer une écriture tout à fait personnelle.

En 1870, la guerre à laquelle il participe, révèle sa conscience. Cette période se révèlera très féconde dans sa production des « Noirs ».
En 1879, publication de:
«Dans le rêve », recueil de lithographies, l'une d'elles montre un œil désorbité.

Jusqu’aux environs des années 1890, il va conduire une aventure spirituelle :
Hantise des origines, des transmutations qui modifient le visage humain, peur de l’intellectuel, vertige de l’absolu…
Après des fusains rehaussés de pastels secs : «Vieil Ange »
à partir de 1900, alors âgé de soixante ans, il part à la découverte de la couleur à travers le pastel sec, ainsi que la peinture.

Le pastel sec, un matériau dont il fera l’une de ses techniques favorites.

1902 :« J’ai voulu faire un fusain comme autrefois impossible, c’était une rupture avec le charbon ».

Puis se succèdent des portraits, et des variations sur des thèmes mythologiques, et des compositions de fleurs :

« Ces fleurs venues au confluent de deux rivages, celui de la représentation, celui du souvenir » dira-t-il.

Artiste à la fois rêveur et réfléchi, il propose à travers son œuvre un regard sur le mystère. Wagner, le fantastique d’Edgar Poe, entre autres, inspirent son travail. Il peint de superbes bouquets de fleurs, des chevaux blancs s’élançant dans le ciel, des coquillages, et des profils, des visages secrets se découpant dans la lumière…
Il mélange formes concrètes et formes inventées, les poètes le considèrent comme l'un des plus précieux interprètes du monde symboliste.


"L'Art véritable est dans la réalité sentie".

Parmi des rencontres marquantes:
-Le graveur R. Bresdin, à Bordeaux, vers 1863. Il va à son contact, s'approcher de l'art de Rembrandt, du jeu mystérieux de l'ombre et de la lumière et arriver au fantastique.
Il s’initie aux techniques de la gravure, eaux fortes et lithographies. La personnalité de Bresdin, l’oriente vers un art libre, faisant appel aux ressources de la pensée, du rêve, pour une vision subjective de l’artiste, une interprétation du rêve.

-Le botaniste Clavaud, biologiste, l'initie aux mystères de l’infiniment petit, la philosophie Indoue, Spinoza...

En 1922, son journal et ses notes seront réunis sous le titre :

* « d’À soi-même ».

« Mon régime le plus fécond, le plus nécessaire à mon expansion a été, je l’ai dit souvent, de copier directement des objets de la nature extérieure en ce qu’elle a de plus menu, de plus particulier et accidentel. Après un effort pour copier minutieusement un caillou, un brin d’herbe. Une main, un profil ou tout autre chose de la vie vivante ou inorganique, je sens une ébullition mentale venir ; j’ai alors besoin de créer, de me laisser aller à la représentation de l’imaginaire".


Entre autres, l'illustration de l’œuvre de :
Gustave Flaubert :

« La tentation de Saint Antoine »
de: Huysmans.

L’aquarelle sera la dernière technique qu’il abordera.

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